PHILOTRAHOBBES : LEVIATHAN – Traduction de Philippe Folliot avec notes.

Chapitre 40Chapitre 42 - Sommaire des chapitres traduits avec notes - Index Philotra

 

Chapitre 41 : De la fonction de notre Sauveur béni.

 

      Nous voyons dans l'Ecriture sainte que la fonction du Messie est triple [1] : il a d'abord la fonction d'un rédempteur, d'un sauveur [2]; deuxièmement, la fonction d'un pasteur, de quelqu'un qui conseille, qui enseigne [3], c'est-à-dire la fonction d'un prophète envoyé par Dieu pour convertir ceux que Dieu a élus en vue du salut; troisièmement, la fonction d'un roi, d'un roi éternel, mais au-dessous de son Père [4], comme Moïse et les grands prêtres le furent chacun en son temps. Et à ces trois fonctions [5] correspondent trois périodes. En effet, il a oeuvré pour notre rédemption à sa première venue, par le sacrifice dans lequel il s'offrit sur la croix pour nos péchés; notre conversion, il y a oeuvré en partie à ce moment, dans sa propre personne, et y oeuvre désormais par ses ministres, et continuera jusqu'à son retour. Et enfin, après son retour, commencera un règne glorieux sur ses élus qui doit durer éternellement.

 

      A la fonction de rédempteur, c'est-à-dire de celui qui paie la rançon du péché, laquelle rançon est la mort, appartient le fait qu'il ait été sacrifié, et que, par là, il porte sur sa propre tête, ôtant ce poids de la nôtre [6], nos iniquités, comme Dieu l'a exigé. Non que la mort d'un seul homme, même sans péché, puisse acquitter tous les hommes de leurs péchés, selon la rigueur de la justice, mais elle le peut selon la miséricorde de Dieu qui a décrété, pour les péchés, les sacrifices qu'il lui a plu d'agréer en sa miséricorde. Dans l'ancienne loi, comme on peut le lire en Lévitique, XVI, le Seigneur exigea qu'il y eût, une fois par an un grand Pardon [7] des péchés de tout Israël, des prêtres et des autres, et pour cette cérémonie, Aaron seul devait sacrifier pour lui-même et les prêtres un jeune taureau, et pour le reste du peuple, il devait recevoir d'eux deux jeunes boucs, et il devait en sacrifier un; mais pour l'autre, qui était un bouc émissaire [8], il devait imposer les mains sur sa tête, et par une confession des iniquités du peuple, les déposer toutes sur sa tête, et le bouc était emmené dans le désert par l'homme qui convient, pour qu'il s'échappe et emporte les iniquités du peuple. Tout comme le sacrifice d'un bouc était un prix suffisant (parce que Dieu pouvait l'agréer) pour la rançon de tout Israël, la mort du Messie est un prix suffisant pour les péchés de toute l'humanité, puisque rien de plus ne fut exigé. Les souffrances de notre Sauveur le Christ semblent être représentées aussi clairement que dans l'offrande d'Isaac, ou dans toute autre offrande de ce genre dans l'Ancien Testament. Il était à la fois le bouc sacrifié et le bouc émissaire : il fut opprimé, et il fut affligé; il n'ouvrit pas la bouche, il a été amené comme un agneau à l'abattoir, et comme une brebis est muette devant le tondeur; ainsi, il n'ouvrit pas la bouche [9] (Esaïe, LIII, 7). Voilà le bouc sacrifié. On lit, au verset 4 : Il a porté nos peines et s'est chargé de nos chagrins [10]; et au verset 6 : Le Seigneur a fait retomber sur lui les iniquités de nous tous [11]; et ainsi, il est le bouc émissaire. On lit au verset 8 : Il a été retranché de la terre des vivants à cause de la transgression de mon peuple [12]; là encore, il est le bouc sacrifié. Et de nouveau, au verset 11, on lit : Il portera leurs péchés; il est le bouc émissaire. Ainsi l'agneau de Dieu est équivalent à ces deux boucs : sacrifié, parce qu'il est mort; et s'échappant, dans la résurrection, étant ressuscité au moment opportun par son Père, et écarté du séjour des hommes par son ascension.

 

      Donc, dans la mesure ou celui qui rédime [13] n'a aucun titre sur la chose rédimée, avant la Rédemption et le paiement de la rançon, et dans la mesure où cette rançon est la mort du rédempteur, il est manifeste que notre Sauveur, en tant qu'homme, n'était pas le roi de ceux qu'il rédimait avant d'avoir souffert la mort, c'est-à-dire durant sa vie corporelle sur la terre. Je dis qu'il n'était pas alors roi à ce moment-là, en vertu du pacte que les fidèles font avec lui par la baptême; néanmoins, par le renouvellement de leur pacte par le baptême, ils étaient obligés de lui obéir comme à un roi, au-dessous de son Père, quand il lui plairait de prendre le royaume sous son autorité. En accord avec cela, notre Sauveur lui-même dit expressément, en Jean, XVIII, 36 : Mon royaume n'est pas de ce monde [14]. Or, étant donné que l'Ecriture ne fait mention que de deux mondes, le monde actuel, qui existera jusqu'au jour du jugement, qui est donc aussi appelé le dernier jour, et celui qui existera après le jour du jugement, quand il y aura un nouveau ciel et une nouvelle terre, le royaume du Christ ne doit pas commencer avant la résurrection générale. Et c'est ce que notre Sauveur dit en Matthieu, XVI, 27 : Le fils de l'homme viendra dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il récompensera tout homme selon ses oeuvres [15]. Récompenser tout homme selon ses oeuvres, c'est exercer la fonction d'un roi, et cela ne sera pas tant qu'il ne sera pas venu dans la gloire de son Père, avec ses anges. Quand notre Seigneur dit, en Matthieu, XXIII, 2 : les scribes et les pharisiens siègent dans la chaire de Moïse. Donc, tout ce qu'ils vous ordonnent, observez-le et faites-le [16], il déclare clairement que, pour cette période, il attribue le pouvoir aux scribes et aux pharisiens, non à lui-même. Et c'est la même chose quand il dit, en Luc, XII, 14 : Qui m'a fait votre juge? Qui m'a établi pour faire vos partages? [17] Et, en Jean, XII, 47 : je ne suis pas venu pour juger le monde, mais pour sauver le monde [18]. Cependant, notre Sauveur est venu en ce monde pour pouvoir être roi et juge du monde à venir, car il était le Messie, c'est-à-dire le Christ [19], c'est-à-dire le prêtre oint et le prophète souverain de Dieu, c'est-à-dire qu'il devait avoir tout le pouvoir que détenaient Moïse le prophète, les grands prêtres qui succédèrent à Moïse, et les rois qui succédèrent aux prêtres. Et saint Jean dit expressément, en V, 22 : Le Père ne juge personne, mais il a confié tout jugement au Fils [20]. Et ce n'est pas contraire à cet autre passage : je ne suis pas venu pour juger le monde, car il  est ici question du monde présent, et précédemment du monde à venir. De même, quand il est dit, en Matthieu, XIX, 28, que lors de la seconde venue du Christ, vous qui m'avez suivi dans la régénération, quand le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous siégerez aussi sur douze trônes, jugeant les douze tribus d'Israël [21].

 

      Si alors le Christ, pendant qu'il était sur terre, n'avait pas de royaume en ce monde, quelle fin visait sa première venue? C'était pour restituer à Dieu, par une nouvelle convention, le royaume qui, étant sien par l'ancienne convention, lui avait été enlevé par la rébellion des Israélites lors de l'élection de Saül. Pour ce faire, il devait leur prêcher qu'il était le Messie, c'est-à-dire le roi que les prophètes leur avaient promis, et s'offrir en sacrifice pour les péchés de ceux qui, par la foi, se soumettraient à ce royaume; et au cas où la nation dans son ensemble le refuserait, d'appeler à son obédience ceux qui croiraient en lui parmi les Gentils. De sorte qu'il y a deux parties dans la fonction de notre Sauveur durant son séjour sur terre : l'une de se proclamer le Christ, l'autre de persuader les hommes, par l'enseignement et par l'accomplissement de miracles, de vivre de façon à être dignes de l'immortalité dont doivent jouir les croyants [22], de les y préparer, au moment où il viendrait en sa majesté prendre possession du Royaume de son Père. Et c'est pourquoi il appelle souvent le temps de sa prédication la régénération [23], qui n'est pas à proprement parler un royaume, et qui, par là, n'était pas une autorisation de refuser d'obéir aux magistrats qui existaient alors, car il ordonnait d'obéir à ceux qui siégeaient dans la chaire de Moïse [24], et de payer le tribut à César [25]. C'étaient seulement des arrhes sur le royaume de Dieu qui devait venir pour ceux à qui Dieu avait donné la grâce d'être ses disciples et de croire en lui, et c'est la raison pour laquelle les hommes pieux sont dits être déjà dans le royaume de la grâce [26], en tant qu'ils sont naturalisés dans ce royaume céleste [27].

 

      Jusqu'ici donc, il n'y a rien de fait ou d'enseigné par le Christ qui tende à diminuer le droit civil des Juifs ou de César, car, pour ce qui est de la République qui existait alors parmi les Juifs, aussi bien ceux qui faisaient les lois que ceux qui étaient gouvernés attendaient le Messie du royaume de Dieu, ce qu'ils n'auraient pu faire si leurs lois avaient interdit à celui qui vint de se manifester et de se déclarer. Donc, étant donné qu'il ne fit rien, sinon de prêcher et d'accomplir des miracles pour prouver lui-même qu'il était le Messie, il ne fit rien en cela contre leurs lois. Le royaume qu'il revendiqua devait exister dans un autre monde. Il enseignait aux hommes qu'il fallait obéir en attendant à ceux qui siègaient dans la chaire de Moïse, et il leur permit de donner à César son tribut [28], et il refusa d'assumer la charge d'un juge [29]. Alors, comment ses paroles et ses actions auraient-elles pu être séditieuses, ou tendre au renversement du gouvernement civil d'alors? Mais Dieu, ayant déterminé son sacrifice pour ramener ses élus à l'obéissance à la première convention, comme moyen pour produire cet effet, utilisa leur malice et leur ingratitude. Et cela n'était pas non plus contraire aux lois de César. En effet, quoique Pilate [30] lui-même, pour plaire aux Juifs, leur livrât le Christ pour qu'il fût crucifié, cependant, avant de le faire, il déclara ouvertement qu'il ne lui trouvait aucune faute, et comme titre d'accusation, il mit, non comme les juifs l'exigeaient qu'il prétendait être roi, mais simplement qu'il était le roi des Juifs [31]; et malgré leurs cris, il refusa de changer, disant : ce que j'ai écrit, je l'ai écrit [32].

 

      Pour ce qui est de la troisième partie de sa fonction, qui était d'être roi, j'ai déjà montré que ce royaume ne devait pas commencer avant la résurrection. Mais alors, il sera roi, non seulement en tant que Dieu (en ce sens, il est déjà roi, et le sera à jamais, de toute la terre, en vertu de sa toute-puissance), mais aussi particulièrement roi de ses élus, en vertu du pacte qu'ils font avec lui par leur baptême. Et c'est pourquoi notre Sauveur, en Matthieu, XIX, 28, dit que ses apôtres siégeront sur douze trônes, jugeant les douze tribus d'Israël : Quand le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire (il veut dire par là qu'il régnera dans sa nature humaine); et en Matthieu, XVI, 27 : Le fils de l'homme viendra dans la gloire de son père, avec ses anges, et alors, il récompensera tout homme selon ses oeuvres [33]. Nous lisons la même chose en Marc, XIII, 26; XIV, 62 [34], et d'une manière plus expressive pour l'époque, il est dit en Luc, XXII, 29-30 : Je dispose du royaume en votre faveur, comme mon père en a disposé en ma faveur [35], pour que vous puissiez manger et boire à ma table, dans mon royaume, et siégiez sur les trônes, jugeant les douze tribus d'Israël [36]. Il est manifeste par là que le royaume du Christ, mis à sa disposition par son Père, ne doit pas exister avant que le Fils de l'homme ne vienne dans sa gloire, et ne fasse de ses apôtres les juges des douze tribus d'Israël. Mais on peut ici demander, étant donné qu'il n'y a pas de mariage dans le royaume du ciel, si l'homme mangera et boira à ce moment. De quelle nourriture s'agit-il ici? C'est expliqué par notre Sauveur quand il dit, en Jean, VI, 27 : Ne travaillez pas pour la nourriture qui périt, mais pour cette nourriture qui dure pour la vie éternelle que le Fils de l'homme vous donnera [37]. Ainsi, quand on parle de nourriture à la table du Christ, il faut entendre la nourriture de l'arbre de vie, c'est-à-dire la jouissance de l'immortalité dans le royaume du Fils de l'homme. Par ces passages, et par beaucoup d'autres, il est évident que le notre Sauveur règnera dans son royaume dans sa nature humaine [38].

 

      En outre, il ne doit être alors roi que comme subordonné, vicaire de Dieu le Père [39], comme l'était Moïse dans le désert, et comme les grands prêtres l'étaient avant le règne de Saül, et comme les rois le furent ensuite, car c'est l'une des prophéties sur le Christ, qu'il sera semblable, dans sa fonction, à Moïse : Je leur susciterai un prophète, dit le Seigneur en Deutéronome, XVIII, 18, parmi leurs frères, semblable à toi, et je mettrai mes paroles dans sa bouche [40]. Et cette ressemblance avec Moïse apparaît aussi dans les actions de notre Sauveur lui-même pendant sa vie sur terre [41]. En effet, de même que Moïse choisit douze princes des tribus pour gouverner sous son autorité, de même que Moïse autorisa soixante-dix anciens à recevoir l'esprit de Dieu et à prophétiser devant le peuple, c'est-à-dire (comme je l'ai déjà dit) à leur parler au nom de Dieu, de même notre Sauveur ordonne aussi soixante-dix disciples pour qu'ils prêchent son royaume et le salut à toutes les nations. Et de même que, quand une plainte fut déposée contre ceux des soixante-dix qui prophétisaient dans le camp d'Israël, il les justifia comme étant dans cette fonction ses subordonnés dans le gouvernement, de même, notre Sauveur, quand saint Jean se plaignit à lui qu'un certain homme chassait les démons en son nom, le justifia dans cet acte, disant : Ne lui interdis pas car qui n'est pas contre nous est pour nous (Luc, IX, 50) [42].

 

      De même, notre Sauveur ressemblait à Moïse dans l'institution des sacrements, aussi bien pour l'admission dans le royaume de Dieu que pour la commémoration de la délivrance de ses élus de leur misérable condition. De même que les enfants d'Israël avaient, pour sacrement de leur réception dans le royaume de Dieu, avant l'époque de Moïse, le rite de la circoncision [43], rite qui a été oublié dans le désert et qui fut restauré dès qu'ils arrivèrent dans la terre promise [44], de même aussi les Juifs, avant la venue de notre Sauveur, avaient le rite du baptême, c'est-à-dire qu'ils lavaient avec de l'eau [45] tous les Gentils qui embrassaient le Dieu d'Israël. Ce rite, saint Jean-Baptiste, qui prêchait que le Messie était déjà arrivé dans le monde, l'utilisait pour recevoir ceux qui s'engageaient auprès du Chist [46]; et notre Sauveur l'institua comme le sacrement que devaient recevoir tous ceux qui croyaient en lui. Quelle est l'origine du rite du baptême, l'écriture ne l'explique pas formellement, mais on peut avec vraisemblance penser qu'il s'agit d'une imitation de la loi de Moïse sur la lèpre [47], quand on ordonnait au lépreux de rester hors du camp un temps déterminé; et, le temps écoulé, que les prêtres jugeaient si le lépreux était purifié, et s'il l'était, il était admis à l'intérieur du camp après avoir été lavé solennellement. Et ce peut être une pratique symbolique renvoyant à l'ablution baptismale, par laquelle les hommes purifiés de la lèpre du péché par la foi sont reçus dans l'Eglise par la cérémonie du baptême. Il y a une autre hypothèse tirée des cérémonies des Gentils, dans un cas qui arrive rarement : quand un homme que l'on croyait mort recouvrait par hasard la vie, les autres hésitaient à s'entretenir avec lui, comme s'ils avaient dû converser avec un spectre, à moins qu'il ne fût de nouveau reçu au nombre des hommes par une ablution, comme les nouveaux-nés étaient lavés de l'impureté de leur naissance, ce qui est une sorte de nouvelle naissance. Il est probable que cette cérémonie grecque se soit introduite dans la religion des Juifs à l'époque où la Judée était sous l'empire d'Alexandre et des Grecs qui lui succédèrent. Mais étant donné qu'il n'est pas vraisemblable que notre Sauveur ait accrédité un rite païen [48], il est plus vraisemblable que le baptême provienne de la céronomie légale de l'ablution après la lèpre. Et pour ce qui est de l'autre sacrement, la manducation de l'agneau pascal, il est manifestement imité de la Cène du Seigneur, où rompre le pain et verser le vin commémorent [49] notre délivrance de la misère du péché par la Passion du Christ, tout comme la manducation de l'agneau pascal commémore la délivrance des Juifs de l'esclavage d'Egypte. Donc, étant donné que l'autorité de Moïse n'était que subordonnée, et qu'il n'était qu'un lieutenant de Dieu, il s'ensuit que le Christ, dont l'autorité, en tant qu'homme, était semblable à celle de Moïse, n'était rien de plus que subordonné à l'autorité de son Père, ce qui est signifié plus expressément dans cette prière qu'il nous a enseignée : Notre père, que ton royaume arrive [50], et C'est à toi qu'appartiennent le royaume, la puissance et la gloire [51], et par le fait qu'il soit dit qu'il viendra dans la gloire de son Père; et par le fait que saint Paul dise, en 1.Corinthiens, XV, 24 : alors vient la fin, quand il aura remis le royaume à Dieu le Père; et par beaucoup d'autres passages très explicites.

 

      Donc, notre Sauveur, aussi bien dans son enseignement que dans son règne, représente, comme le fit Moïse, le personne de Dieu, lequel Dieu est appelé depuis ce temps, mais pas avant, le Père, et étant toujours une seule et même substance, est une seule personne en tant que représenté par Moïse, et une autre personne en tant que représenté par le Christ son fils, car la personne étant relative au représentant, c'est la conséquence d'une pluralité de représentants qu'il y ait une pluralité de personnes, quoique ces représentants soient représentants d'une seule et même substance [52].

 

 

 

 

 

 



[1]              Littéralement, Hobbes dit : Nous trouvons dans l'Ecriture sainte trois parties de la fonction du Messie ("WE FIND in Holy Scripture three parts of the office of the Messiah"). (NdT)

 

[2]              "the first of a redeemer, or saviour". (NdT)

 

[3]              "the second of a pastor, counsellor, or teacher". (NdT)

 

[4]              "the third of a king, an eternal king, but under his Father". (NdT)

 

[5]              Hobbes dit "à ces trois parties". (NdT)

 

[6]              Tentative de rendre au mieux le verbe anglais ici littéralement intraduisible : "and carried away from us". (NdT)

 

[7]              "atonement". On ne peut retrouver, pour le Lévitique, dans la vulgate, une régularité de terme qui correspondrait à l'utilisation du mot "atonement" dans la King James version et du mot "propitiation" dans la Darby française. On trouve néanmoins plusieurs fois le mot "expiato" (expiation). Le mot "reconciliationem" utilisé par Hobbes en latin est absent du Lévitique (il est surtout utilisé dans le Nouveau Testament, au sens assez habituel de réconcilation avec Dieu, mais pas au sens d'expiation). La Septante offre par contre une grande régularité ("exilasetai") en se contentant du verbe sacrifier. Que donnent les traductions françaises (pour le chapitre XVI)? Segond : "expiation". Darby : "propitiation". TOB : "absolution". Crampon : "expiation". Bible de Jérusalem : "expiation". Toutes les bibles anglaises consultées utilisent le mot "atonement", sauf la version Douay/Rheims qui utilise simplement le verbe "to pray", prier, au chapitre XVI du Lévitique. Luther utilise plusieurs fois "versöhnen", réconcilier.  Ce jour est le jour du grand pardon, jour des expiations, "Yom Kippour" dans la liturgie juive. (NdT)

 

[8]              "scapegoat". (NdT)

 

[9]              "He was oppressed, and he was afflicted; he opened not his mouth; he is brought as a lamb to the slaughter, and as a sheep is dumb before the shearer, so opened he not his mouth". Les différences avec la King James version sont négligeables. (NdT)

 

[10]             "He hath borne our griefs and carried our sorrows". Conforme à la King James version. (NdT)

 

[11]             "the Lord hath laid upon him the iniquities of us all". Conforme à la King James version. (NdT)

 

[12]             "He was cut off from the land of the living for the transgression of my people". La king James version donne : "he was cut off out of the land of the living: for the transgression of my people was he stricken." (NdT)

 

[13]             "he that redeemeth". (NdT)

 

[14]             "My kingdom is not of this world". Conforme à la King James version. (NdT)

 

[15]             "The Son of Man shall come in the glory of his Father, with his angels; and then he shall reward every man according to his works." Conforme à la King James version. (NdT)

 

[16]             "The Scribes and Pharisees sit in Moses' seat; all therefore whatsoever they bid you do, that observe and do." Conforme à la King James version. (NdT)

 

[17]             Traduction assez libre de "Who made me a judge or divider over you?". La vulgate et la version grecque de Stephanus confirment qu'il s'agit de diviser. De plus le sens du passage est clair, puisque Jésus s'adresse à quelqu'un qui veut que son frère partage l'héritage avec lui. (NdT)

 

[18]             "I came not to judge the world, but to save the world". Conforme à la King James version. (NdT)

 

[19]             Le grec "Khristos" signifie "messie". (NdT)

 

[20]             "The Father judgeth no man, but hath committed all judgement to the Son." "unto the Son", dit la King James version. (NdT)

 

[21]             "Ye that have followed me, in the regeneration when the Son of man shall sit in the throne of his glory, ye shall also sit on twelve thrones, judging the twelve tribes of Israel." Conforme à la King James version. (NdT)

 

[22]             "to live so as to be worthy of the immortality believers were to enjoy". (NdT)

 

[23]             Le mot n'est utilisé que deux fois dans le Nouveau Testament, en Matthieu, XIX, 28, et en Tite, III, 5. (NdT)

 

[24]             Matthieu, XXIII, 2. (NdT)

 

[25]             Matthieu, XXII, 21; Marc, XII, 17; Luc, XX, 25; (NdT)

 

[26]             Cette expression augustinienne est à ma connaissance absente des textes bibliques. (NdT)

 

[27]             "for which cause the godly are said to be already in the kingdom of grace, as naturalized in that heavenly kingdom." (NdT)

 

[28]             Matthieu, XXII, 21; Marc, XII, 17; Luc, XX, 25; (NdT)

 

[29]             Luc, XII, 14 et Jean XII, 47. (NdT)

 

[30]             Matthieu, XXVII, Marc, XV, Luc, XXIII, et Jean, XVIII. (NdT)

 

[31]             "Iesus Nazarenus rex Iudaeorum" (Vulgate). (NdT)

 

[32]             "quod scripsi scripsi" (Vulgate, Jean, XIX, 22). (NdT)

 

[33]             "The Son of Man shall come in the glory of his Father, with his angels, and then he shall reward every man according to his works". Conforme  la King James version. (NdT)

 

[34]             XIII, 26 : "Et alors ils verront le fils de l'homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire." XIV, 62 : "Et Jésus dit: Je le suis; et vous verrez le fils de l'homme assis à la droite de la puissance, et venant avec les nuées du ciel." (Traduction Darby) (NdT)

 

[35]             La vulgate ("dispono") et la Stephanus ("diatithèmai") utilisent le verbe "disposer". Je crois que la meilleure traduction est celle de Segond, que je reprends ici. Le verbe utilisé par la King James version (que reprend Hobbes), le verbe "to appoint", signifie "nommer", "désigner", "assigner", et il me paraît assez mal choisi. La traduction la plus fidèle serait certainement : "je vous confère". (NdT)

 

[36]             "I appoint unto you a kingdom, as my Father hath appointed to me, that you may eat and drink at my table in my kingdom, and sit on thrones judging the twelve tribes of Israel". Conforme à la King James version. (NdT)

 

[37]             "Labour not for the meat which perisheth, but for that meat which endureth unto everlasting life, which the Son of Man shall give you." Conforme à la King James version. (NdT)

 

[38]             "it is evident that our Saviour's kingdom is to be exercised by him in his human nature." (NdT)

 

[39]             " than as subordinate or vicegerent of God the Father". (NdT)

 

[40]             "I will raise them up a prophet (...) from amongst their brethren like unto thee, and will put my words into his mouth". Conforme à la King James version. (NdT)

 

[41]             "whilst he was conversant on earth" : pendant qu'il était familier de la terre. (NdT)

 

[42]             "Forbid him not, for he that is not against us is on our part." La King James version donne plus simplement : "for he that is not against us is for us." La vulgate dit : "contre vous" et "pour vous". (NdT)

 

[43]             Genèse, XVII, 9-14; Josué, V,1-9. (NdT)

 

[44]             Josué, V, 1-9. (NdT)

 

[45]             "washing with water". (NdT)

 

[46]             Matthieu, XXI; Marc, XLI; Luc, III, VII; Actes, XIII, XIX,

 

[47]             Lévitique, XIV. (NdT)

 

[48]             "But seeing it is not likely our Saviour would countenance a heathen rite". (NdT)

 

[49]             "keep in memory". (NdT)

 

[50]             Oraison dominicale (ou Pater, ou Notre Père) : Matthieu, VI, 10; Luc XI, 2. (NdT)

 

[51]             Addition au Notre Père dans certaines bibles non catholiques (Matthieu, VI, 13 dans la King James version. Passage évidemment absent de la version Douay/Rheims). (NdT)

 

[52]     "For person being a relative to a representer, it is consequent to plurality of representers that there be a plurality of persons, though of one and the same substance." (NdT)